Publications par Anne-Christine Duss

Alimentation et maladie de Parkinson : ce que la science comprend aujourd’hui

L’alimentation joue un rôle important dans la maladie de Parkinson en influençant l’inflammation, le microbiote intestinal et le stress oxydatif, sans être une cause directe de la maladie. Les études montrent qu’un régime de type méditerranéen, riche en végétaux, fibres et bons lipides, est associé à une réduction du risque et à un meilleur terrain neuroprotecteur. Même si les preuves restent majoritairement observationnelles, les données scientifiques convergent vers l’importance d’une alimentation anti-inflammatoire dans la prévention et l’accompagnement de Parkinson.

Et si l’anorexie n’était pas une maladie ?

Et si l’anorexie n’était pas d’abord une maladie du comportement alimentaire, mais le langage d’un organisme en détresse ? Derrière la restriction, la peur ou le contrôle, les recherches récentes en neurosciences et en psychopathologie suggèrent une réalité plus complexe : celle d’un symptôme qui s’inscrit dans un ensemble biologique, émotionnel et relationnel. Comprendre l’anorexie sous cet angle ne change pas seulement notre regard — cela transforme aussi profondément la manière d’accompagner et de soigner.

Microbiote, douleurs et émotions : une approche globale selon le Dr Estelle Koral

Le Dr Estelle Koral, médecin initialement radiologue, développe une approche intégrative de la santé centrée sur les liens entre microbiote, inflammation, douleurs chroniques et émotions, en associant médecine conventionnelle et approches complémentaires.
Son intervention a eu lieu dans le cadre du Swiss Congress of Integrative Medicine (ASCA) sur le thème du rôle du microbiote dans les douleurs abdominales et pelviennes.

Toutes les émotions sont positives : comprendre, accueillir et transformer notre vie intérieure

Les émotions ne sont jamais là par hasard : elles jouent un rôle essentiel dans notre équilibre intérieur. Elles nous informent, nous mobilisent et nous permettent d’interagir avec notre environnement. Approfondir leur compréhension permet de mieux les reconnaître… et surtout de mieux les accueillir.

La pathologisation de la société et la médicalisation des symptômes physiques et psychiques

La société contemporaine tend à pathologiser la vie quotidienne, transformant variations normales du corps et de l’esprit – poids, cholestérol, glycémie, émotions, fatigue – en anomalies médicales. La médicalisation privilégie souvent les traitements pharmacologiques au détriment de la prévention et des changements de mode de vie. Des exemples récents incluent les agonistes du GLP‑1 pour la perte de poids, les statines sans régime adapté, ou la psychiatrisation des émotions et comportements normaux. Ce phénomène entraîne dépendance aux médicaments, anxiété, stigmatisation et coûts économiques. L’éducation à la santé, la prévention et les approches intégratives sont essentielles pour y répondre.

GLP-1 et Glucagon : les hormones digestives clés pour une perte de poids durable

Le GLP-1 et le glucagon régulent la satiété et la combustion énergétique. En stimulant naturellement ces hormones par l’alimentation, l’activité physique et le sommeil, il est possible de perdre du poids durablement. Les médicaments mimant le GLP-1 sont efficaces mais temporaires ; la vraie solution reste la rééducation hormonale naturelle.

De l’épuisement à la résilience : quand l’assiette devient un allié contre le burn-out

Le burn-out, souvent décrit comme un épuisement émotionnel, mental et physique prolongé, est largement reconnu comme un trouble multifactoriel, influencé par le stress professionnel, des facteurs psychologiques, mais aussi par des déterminants biologiques et nutritionnels. Ces dernières années, un nombre croissant d’études montre que la qualité de l’alimentation joue un rôle essentiel non seulement dans la prévention du burn-out, mais aussi dans sa récupération.