L’anorexie mentale : du dégoût de soi et du corps rejeté à la difficulté d’incorporer
Rédaction : Anne-Christine DUSS, Nutritionniste
L’anorexie mentale est généralement décrite à partir de la restriction alimentaire, de la peur de prendre du poids et d’une perturbation de l’image corporelle. Cette description, indispensable sur le plan diagnostique, ne suffit cependant pas toujours à rendre compte de l’expérience subjective du sujet anorexique. Pourquoi la nourriture peut-elle devenir repoussante ? Pourquoi le corps peut-il être vécu non seulement comme inadéquat, mais comme dégoûtant ? Et pourquoi le fait de manger peut-il donner l’impression de laisser entrer dans soi quelque chose qui doit absolument être tenu à distance ?
Ces questions conduisent à considérer le dégoût comme une émotion potentiellement importante dans la psychopathologie de l’anorexie. Une revue systématique et méta-analyse portant sur 52 travaux a effectivement montré que les personnes présentant un trouble alimentaire manifestent davantage de dégoût face à des images de nourriture, une sensibilité générale au dégoût plus élevée et surtout davantage de dégoût de soi que les témoins. (Cambridge University Press)
Cette perspective permet d’établir une première chaîne psychopathologique :
dégoût → évitement → restriction → soulagement → maintien du comportement anorexique.
Mais elle ouvre également une question plus profonde : si le sujet ressent du dégoût envers son propre corps, envers la nourriture ou envers certains aspects de lui-même, que représente alors l’acte de manger, c’est-à-dire l’acte d’incorporer quelque chose d’extérieur ?
C’est à partir de cette question que le rapport à la mère peut être envisagé. Il ne s’agit pas d’affirmer que la mère « cause » l’anorexie — une telle affirmation n’est pas soutenue par les données actuelles — mais d’examiner comment les expériences relationnelles précoces, l’attachement, les représentations du corps et les expériences de nourrissage peuvent éventuellement participer à la construction du rapport au soi et à l’alimentation.
I. Le dégoût : une émotion de rejet et de mise à distance
Le dégoût est fondamentalement une émotion d’évitement. Face à quelque chose de perçu comme répugnant, le sujet cherche spontanément à l’éloigner : ne pas toucher, ne pas regarder, ne pas sentir et, surtout, ne pas ingérer. Cette dernière caractéristique est particulièrement intéressante lorsqu’on étudie l’anorexie. Manger implique en effet une opération très particulière : quelque chose qui se trouve à l’extérieur du sujet devient momentanément une partie de son propre corps. La nourriture est mastiquée, avalée, digérée et incorporée.
Dans le fonctionnement ordinaire, cette opération est tellement banale qu’elle reste largement inconsciente. Dans certaines formes de psychopathologie alimentaire, elle peut cependant devenir extrêmement chargée émotionnellement.
Glashouwer et de Jong ont proposé un modèle théorique selon lequel le dégoût pourrait contribuer au maintien de la restriction alimentaire dans l’anorexie. Selon cette hypothèse, ce n’est pas nécessairement la nourriture en elle-même qui provoque le dégoût : c’est parfois ce que le sujet imagine que la nourriture va faire à son propre corps. La perspective de prendre du poids pourrait ainsi provoquer un dégoût dirigé contre le soi corporel, lequel favoriserait à son tour l’évitement alimentaire. (Portail de recherche de l’UGroningen)
Cette hypothèse est particulièrement intéressante parce qu’elle permet de comprendre pourquoi la restriction peut persister alors même que la personne est physiologiquement affamée. La faim devrait normalement pousser à manger. Mais si manger est associé à l’anticipation d’une transformation corporelle vécue comme répugnante, l’évitement peut devenir émotionnellement plus puissant que le signal de faim.
II. Le dégoût de soi : quand le corps devient l’objet du rejet
Le concept de « self-disgust », ou dégoût de soi, est central. Il faut le distinguer de la simple insatisfaction corporelle. Dire : « Je n’aime pas mon corps » n’est pas exactement la même chose que ressentir : « Mon corps me répugne. » Dans le premier cas, il existe une évaluation négative. Dans le second, il existe une réaction émotionnelle beaucoup plus viscérale, associée à l’impulsion de se débarrasser, de cacher ou de mettre à distance ce qui est vécu comme répugnant.
La méta-analyse de Bektas et al. a trouvé un effet particulièrement important concernant le dégoût de soi chez les personnes présentant des troubles alimentaires, avec une taille d’effet de 1,90 par rapport aux témoins. Les auteurs soulignent toutefois l’hétérogénéité des études et appellent à poursuivre les recherches. (PubMed Central (PMC))
Cette donnée est importante pour l’anorexie car elle permet de reformuler la restriction. La restriction peut être comprise non seulement comme : « Je veux être plus mince » mais, chez certaines personnes, comme : « Je veux faire disparaître quelque chose de moi qui m’est devenu insupportable. » Cette nuance est psychopathologiquement majeure.
III. Une confirmation récente du rôle du dégoût corporel
Des travaux très récents permettent d’aller plus loin. Une étude publiée en 2026 auprès d’adolescentes avec et sans diagnostic d’anorexie a testé un modèle reliant propension au dégoût, sensibilité au dégoût, dégoût de soi et image corporelle négative.
Les participantes présentant une anorexie étaient étudiées avec un groupe sans anorexie. Les résultats montrent notamment que le dégoût de soi pouvait statistiquement expliquer le lien entre une propension générale au dégoût et une image corporelle négative. Les auteurs ont également observé que le body-checking — le fait de vérifier son corps de manière répétée — pouvait expliquer une partie du lien entre dégoût de soi et image corporelle négative. (PubMed Central (PMC))
On peut donc concevoir un mécanisme possible :
sensibilité au dégoût
↓
dégoût dirigé vers le corps
↓
surveillance du corps
↓
attention accrue aux caractéristiques corporelles jugées répugnantes
↓
image corporelle encore plus négative
↓
restriction / évitement
Il s’agit cependant d’un modèle explicatif et non d’une preuve que ce mécanisme est présent chez toutes les personnes anorexiques.
IV. Le dégoût de la nourriture
Le deuxième niveau concerne directement la nourriture.
La méta-analyse de Bektas et al. montre que les personnes présentant des troubles alimentaires éprouvent davantage de dégoût momentané lorsqu’elles sont confrontées à des images de nourriture. L’effet observé est significatif et important. (Cambridge University Press)
Cela permet d’envisager deux formes différentes de dégoût :
- Le dégoût de la nourriture : La nourriture elle-même est vécue comme répugnante.
- Le dégoût anticipatoire du corps : La nourriture n’est pas nécessairement répugnante en elle-même, mais le sujet anticipe :
« Si je mange → mon corps change → mon corps devient dégoûtant. »
Cette deuxième hypothèse est particulièrement intéressante pour l’anorexie. Glashouwer et de Jong proposent précisément que la restriction puisse être comprise comme une stratégie destinée à éviter le dégoût de soi provoqué par l’anticipation des conséquences de l’alimentation sur le corps. (Portail de recherche de l’UGroningen)
Ainsi, paradoxalement, la personne peut être très préoccupée par la nourriture tout en cherchant à ne pas la consommer. La nourriture devient alors un objet à la fois désiré, surveillé et rejeté.
V. Le paradoxe de l’incorporation
C’est ici qu’un cadre psychopathologique plus profond devient possible. Manger signifie : laisser entrer quelque chose en soi.
Le dégoût signifie : tenir quelque chose à distance. Il existe donc une opposition fondamentale :
incorporation ↔ rejet
Cette opposition peut être utilisée comme outil théorique pour penser l’anorexie. Le sujet anorexique peut vouloir contrôler non seulement la quantité de nourriture, mais plus largement ce qui peut entrer dans son corps. Le corps devient alors une frontière.
- À l’extérieur : le monde, les autres, la nourriture, les attentes.
- À l’intérieur : le soi, le corps, les émotions, les sensations.
La restriction pourrait alors être envisagée, dans certaines configurations cliniques, comme une manière radicale de reprendre le contrôle de cette frontière. Il faut cependant être précis : cette lecture relève d’une interprétation psychopathologique, et non d’une démonstration causale.
VI. Pourquoi introduire la question de la mère ?
La question de la mère devient pertinente parce que la première expérience humaine de l’alimentation est aussi une expérience relationnelle. Le nourrisson ne se nourrit pas seul. Il dépend d’un autre pour être alimenté, apaisé et régulé. Dans les premières expériences de vie, nourriture, contact corporel, présence de l’autre et régulation émotionnelle peuvent donc être étroitement associés.
Cela ne signifie évidemment pas que la relation à la mère détermine mécaniquement l’anorexie. La recherche contemporaine insiste au contraire sur le caractère multifactoriel des troubles alimentaires. Mais les relations familiales peuvent constituer un contexte important.
Une revue systématique portant sur 32 études a montré que les enfants de mères souffrant elles-mêmes d’un trouble alimentaire présentent davantage de difficultés dans plusieurs domaines, notamment les comportements alimentaires, les difficultés psychopathologiques et socio-émotionnelles. Les auteurs parlent d’effets intergénérationnels possibles, tout en soulignant la nécessité d’étudier les facteurs de protection et la résilience. (UCL Discovery)
Ce résultat est particulièrement intéressant pour notre problématique : la mère peut transmettre non pas une anorexie directement, mais certaines manières de penser le corps, la nourriture, le poids et les émotions.
VII. Mais « dégoût de la mère » et « dégoût de soi » ne sont pas équivalents
C’est ici qu’il faut éviter une simplification. Il serait scientifiquement incorrect d’écrire : « L’enfant déteste sa mère, donc il devient anorexique. ». Les données ne permettent pas cette conclusion. La relation mère-enfant doit plutôt être étudiée à travers plusieurs dimensions :
- attachement ;
- autonomie ;
- dépendance ;
- rejet ;
- contrôle ;
- surprotection ;
- négligence ;
- conflits ;
- communication ;
- représentation du corps ;
- attitudes alimentaires parentales.
Des travaux récents montrent d’ailleurs que les relations parentales chez les adolescents anorexiques sont beaucoup plus complexes que l’ancienne représentation d’une « mère pathogène ». Une étude récente comparant 43 adolescentes avec anorexie à 127 adolescentes présentant d’autres troubles psychiatriques n’a pas retrouvé une relation parentale globalement plus négative chez les participantes anorexiques ; certaines évaluations des relations parentales étaient même plus positives que dans le groupe clinique contrôle. (PubMed)
Cela constitue une mise en garde essentielle.
VIII. L’ancienne hypothèse de la « mère anorexigène »
Historiquement, certaines théories familiales ont accordé une place considérable à la mère et à la dynamique familiale. Les anciennes théories structurales de Minuchin, par exemple, considéraient certains fonctionnements familiaux — notamment l’enchevêtrement, la surprotection et les difficultés d’autonomie — comme participant à l’anorexie. Mais la psychopathologie contemporaine s’est éloignée de l’idée selon laquelle la famille, et particulièrement la mère, serait la cause de l’anorexie.
Une publication consacrée à l’expression émotionnelle et au fonctionnement familial rappelle précisément cette évolution : les modèles anciens pouvaient considérer l’anorexie comme une tentative de séparation d’une famille trop impliquée ; les modèles contemporains considèrent davantage les difficultés familiales comme pouvant être une conséquence du trouble autant qu’un facteur de vulnérabilité, et les parents comme des ressources importantes du traitement. (PubMed Central (PMC))
Il serait donc préférable de parler de : « rapport à la figure maternelle » plutôt que de : « responsabilité de la mère ».
IX. Le rôle de l’attachement
L’attachement fournit un modèle intermédiaire intéressant entre la relation à la mère et le fonctionnement anorexique. L’enfant construit progressivement une représentation de lui-même et des autres à partir de ses relations précoces. Si l’autre est vécu comme imprévisible, intrusif, rejetant ou au contraire extrêmement contrôlant, certaines difficultés peuvent apparaître autour de l’autonomie et de la régulation émotionnelle. Dans cette perspective, l’anorexie pourrait parfois devenir une manière de réguler des expériences émotionnelles difficiles :
je ne peux pas contrôler la relation → je contrôle mon corps.
La restriction devient alors un domaine dans lequel le sujet peut éprouver une forme de maîtrise. Mais, là encore, il faut éviter une causalité simpliste. Les recherches familiales montrent que la relation entre famille et anorexie est bidirectionnelle : la famille peut influencer le trouble, mais la maladie transforme également profondément les relations familiales.
Les données concernant les traitements familiaux vont d’ailleurs dans le sens d’une implication de la famille comme ressource thérapeutique, particulièrement chez les adolescents, plutôt que comme simple « cause » du trouble. (Cochrane)
X. Une hypothèse psychanalytique : manger, incorporer, rejeter
Sur ce sujet, je signale clairement qu’il s’agit d’une construction théorique, et non d’un résultat expérimental. La nourriture possède une dimension symbolique particulière : elle est simultanément don de l’autre et matière qui devient soi. Dans les premiers temps de la vie, nourrir et être nourri peuvent être liés à la présence maternelle. On peut alors poser la question : Que devient l’acte d’incorporer lorsque l’objet dont provient la nourriture est simultanément recherché et rejeté ?
L’ambivalence pourrait devenir centrale : « J’ai besoin de toi » mais simultanément « Je veux me séparer de toi. » Dans cette perspective, le refus alimentaire pourrait être interprété symboliquement comme une manière de dire : « Je ne veux rien recevoir de toi. » ou : « Je ne veux pas que quelque chose venant de l’autre entre en moi. »
Ce type de formulation peut être fécond dans un travail clinique, mais il faut impérativement le voir comme une hypothèse interprétative. La recherche empirique actuelle ne permet pas d’établir que la restriction anorexique signifie universellement un rejet inconscient de la mère.
XI. Du dégoût de la mère au dégoût de soi : une hypothèse de déplacement
Une piste particulièrement intéressante serait donc de ne pas rechercher directement une équivalence : dégoût de la mère = anorexie, mais de penser un possible déplacement du dégoût. On pourrait théoriser une séquence comme celle-ci :
Relation ambivalente à l’autre
↓
sentiments contradictoires : amour / dépendance / colère / rejet
↓
difficulté à symboliser ou à mentaliser certains affects
↓
déplacement vers le corps
↓
corps vécu comme mauvais, sale, envahissant ou répugnant
↓
dégoût de soi
↓
peur de l’incorporation
↓
restriction alimentaire
Cette chaîne est intéressante parce qu’elle réunit les trois niveaux de ton sujet : la mère — le soi — la nourriture. Mais elle doit rester une hypothèse clinique, à confronter à l’histoire singulière de chaque patient.
XII. Une autre lecture : « devenir autre »
Une dimension supplémentaire mérite d’être étudiée : la transformation du corps. L’adolescence est une période particulièrement importante dans l’anorexie. Le corps se transforme, devient sexué, prend une nouvelle forme et acquiert une visibilité sociale différente. Le dégoût peut alors être dirigé contre certaines transformations corporelles. La question n’est plus simplement : « Est-ce que je suis trop grosse ? », mais potentiellement : « Que devient mon corps ? » et : « Qui suis-je en train de devenir ? ». Dans cette perspective, la restriction peut fonctionner comme une tentative de neutraliser la transformation corporelle.
Le corps qui grandit devient quelque chose à combattre (rester enfant). Cette dimension permet également de reconnecter la question maternelle : devenir une jeune femme peut signifier se rapprocher symboliquement de la mère tout en cherchant à s’en différencier. Il serait alors intéressant d’étudier l’anorexie comme un conflit possible entre :
identification à la mère ↔ différenciation d’avec la mère.
Encore une fois, ce n’est pas une explication universelle de l’anorexie, mais une piste psychopathologique pertinente.
XIII. Ce que les recherches permettent réellement d’affirmer
On peut maintenant distinguer clairement les niveaux de preuve.
Fortement étayé
Les personnes souffrant de troubles alimentaires présentent davantage de dégoût de soi et de sensibilité au dégoût, et le dégoût face à la nourriture est également augmenté dans les études disponibles. (PubMed Central (PMC)). Le dégoût de soi est associé à une image corporelle négative et semble constituer un mécanisme potentiellement impliqué dans le maintien de la psychopathologie anorexique. Des travaux récents soutiennent notamment un rôle médiateur du dégoût de soi entre propension au dégoût et image corporelle négative. (PubMed Central (PMC))
Plausible mais non causalement démontré
La relation entre attachement, fonctionnement familial, attitudes parentales et anorexie est réelle et mérite d’être étudiée, mais elle est complexe et bidirectionnelle. (PubMed Central (PMC)). Les attitudes et troubles alimentaires maternels peuvent également être associés à des difficultés alimentaires et psychologiques chez les enfants. (PubMed Central (PMC))
Hypothèse à construire
Le lien : dégoût de la mère → dégoût de soi → rejet de la nourriture → anorexie, n’est pas démontré par la littérature actuelle. Il peut néanmoins constituer une hypothèse psychopathologique intéressante, notamment dans une approche clinique ou psychanalytique, si elle est formulée comme telle.
Conclusion
L’étude de l’anorexie à partir du dégoût permet de dépasser une conception exclusivement centrée sur la minceur et le contrôle du poids. Les données contemporaines suggèrent que le dégoût de soi constitue une dimension importante des troubles alimentaires, tandis que le dégoût suscité par la nourriture et la sensibilité générale au dégoût sont également augmentés. (PubMed Central (PMC))
L’hypothèse proposée par Glashouwer et de Jong est particulièrement féconde : la nourriture pourrait parfois être évitée non seulement parce qu’elle est directement dégoûtante, mais parce que ses conséquences imaginées sur le corps déclenchent un dégoût de soi. La restriction devient alors une stratégie d’évitement émotionnel. (Portail de recherche de l’UGroningen)
La question de la mère introduit ensuite une dimension relationnelle et développementale. L’alimentation étant, dès les premiers temps de la vie, profondément liée à la relation à l’autre, il est légitime d’interroger les liens entre nourrir, recevoir, incorporer, dépendre, se séparer et rejeter.
Cependant, la recherche contemporaine interdit de réduire l’anorexie à une relation maternelle pathologique. Les données montrent au contraire une réalité beaucoup plus complexe : les relations familiales peuvent constituer des facteurs de vulnérabilité, des facteurs de protection ou des conséquences du trouble. (Cochrane)
La problématique la plus intéressante n’est donc peut-être pas : « La mère est-elle à l’origine de l’anorexie ? », mais plutôt : « Comment, chez certains sujets, les expériences relationnelles précoces, le rapport au corps et les émotions de dégoût peuvent-ils s’articuler autour de l’acte d’incorporer la nourriture ? ». Cette formulation permet de mettre en relation la mère, le corps, le soi et la nourriture, sans transformer une hypothèse clinique en causalité abusive.
Références :
- Bektas, S., Keeler, J. L., Mutwalli, H., Himmerich, H., & Treasure, J. (2022). Disgust and Self-Disgust in Eating Disorders: A Systematic Review and Meta-Analysis. Nutrients, 14(9), 1728. (MDPI)
- Boonstra, F., de Jong, P. J., Schulz, R., & Glashouwer, K. A. (2026). Disgust in anorexia nervosa: Testing a theoretical model connecting negative body image to disgust propensity, disgust sensitivity, and self-disgust. Étude récente sur adolescentes avec et sans anorexie. (PubMed Central (PMC))
- Glashouwer, K. A., & de Jong, P. J. The revolting body: Self-disgust as a key factor in anorexia nervosa. Modèle théorique du rôle du dégoût de soi dans le maintien de la restriction alimentaire. (Portail de recherche de l’UGroningen)
- Glashouwer, K. A., & de Jong, P. J. Disgust as the motor behind food restriction in anorexia nervosa. Modèle théorique reliant dégoût, évitement et restriction alimentaire. (Portail de recherche de l’UGroningen)
- Martini, M. G., Barona-Martinez, M., & Micali, N. (2020). Eating disorders mothers and their children: a systematic review of the literature. Archives of Women’s Mental Health. (UCL Discovery.
- Expressed Emotion, Family Functioning, and Treatment Outcome for Adolescents with Anorexia Nervosa. Étude sur l’expression émotionnelle familiale, l’hostilité maternelle et le fonctionnement familial dans l’anorexie adolescente. (PubMed Central (PMC))
- Parental and Peer Relationships and Their Impact on Symptom Severity in Adolescent Patients With Anorexia Nervosa (2026). Étude récente montrant la complexité des relations parentales dans l’anorexie et l’absence d’une relation simple entre qualité relationnelle et sévérité symptomatique. (PubMed)